Cléopâtre, Ėditions du rocher

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Éditions du rocher, n°20

Paru en 1999, 144 pages

(L’ARTICLE PROPOSÉ EST CELUI QUE VOUS VOYEZ EN PHOTOS)

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Présentation:

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      Quand on parle de la beauté irrésistible de Cléopâtre, on est plus impressionné par l'histoire de sa vie que fidèle au témoignage de l'Antiquité. Selon Plutarque, ceux qui les avaient vues toutes les deux, trouvaient qu'Octavie, la seconde femme d'Antoine, la soeur d'Octavien César, était loin de le céder à la reine d'Égypte, et il affirme qu'en elle-même la beauté de Cléopâtre n'avait rien d'incomparable ni de nature à éblouir. L'archéologie confirme ce jugement. Nous n'irons pas demander aux bas-reliefs des temples égyptiens de nous rendre la vraie figure de Cléopâtre: ces sculptures sont conventionnelles; mais les monnaies, quoique assez négligemment gravées, sont probablement exactes. On peut y deviner une certaine vivacité du regard; elles prêtent d'ailleurs des traits anguleux qui ne pouvaient guère prendre quelque charme que s'ils étaient animés par le sourire et l'éclat des yeux: il ne leur convient pas d'être figés dans le bronze d'une médaille. Aussi bien était-ce dans la conversation que sa grâce était invincible; elle y apportait une douceur persuasive, dont la puissance était accrue par la souplesse de la diction et le timbre câlin de la voix. On a remarqué que sa grand-mère, la maîtresse de Ptolémée Sôter II, devait être une de ces courtisanes raffinées, comme on en avait souvent vu à la cour d'Alexandrie. Cléopâtre aurait pu tenir d'elle cette science du plaisir et cette facilité à s'adapter si bien au tempérament de ceux qu'elle voulait gagner, qu'on la vit rivaliser d'audace avec Marc Antoine dans ses plaisanteries de soudard. A la différence de ses ancêtres, qui ne semblent même pas avoir appris le langage de leurs sujets, elle avait rarement besoin d'interprètes: elle était capable de converser avec les «Éthiopiens, les Troglodytes, les Juifs, les Arabes, les Syriens, les Mèdes et les Parthes» (Extrait)

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